Le défaut parfait

La faille qui se trouve dans chacun d’entre nous, ce qui nous est reconnu comme défaut, est la chose la plus parfaite qu’on puisse avoir, un instant avant que le sentiment de désespoir nous envahit, faites attention ce que cela nous fait…

Une histoire populaire raconte, que dans un petit village se trouvait une vieille personne qui tous les jours prenait ces deux cruches au puits les remplissais d’eaux et retournai chez lui. Une des cruches était parfaite, sans aucune faille. Mais la seconde, était un peu fissurée et cassée. A chaque fois, qu’il remplissait les cruches d’eaux, elles coulaient goutte après goutte par les petites fissures et il arriva chez lui avec seulement la moitie de la cruche pleine.

Un jour, la cruche fissurée explosa en pleurs et dit au vieux : « Chère maitre. Je suis décevantes je ne fait pas mon travail avec Foi. Chaque jour à cause de ma fissure, je fais couler la moitie de l’eau. Peut être est il mieux pour toi de me jeter et d’acheter une nouvelle cruche parfaite comme mon ami ?»

La vieille personne embrassa la cruche toute triste et lui dit : « Chère cruche regarde le chemin vers le puit sur lequel on marche tous les jours. Du cote de la cruche «parfaite» il y a un vide menaçant, par contre de ton cote –tout est fleuris et verdoyant. Chaque jour lorsqu’on revient du puits ta fissure les arrosent, sans ta fissure comment aurait existé tout ce paysage extraordinaire ?»
***

Nous sommes tous comme la cruche fissuré…dans chacun d’entre nous se trouve un autre défaut, et personne ne peut recevoir le diplôme de «parfait». Mais avant que le sentiment de désespoir et de déprime, il est bon de savoir que la fissure est le facteur de ton avance et de ta croissance.

Chacun avec sa nature, son style et son tempérament. Chacun a reçu du Ciel les outils uniques rien qu’a lui pour qu’il puisse avancer vers son sommet personnelle. Oui, son sommet a lui et non pas celui de son ami, c’est pourquoi il ne faut pas loucher vers le travail et les conditions des autres individus, car a chacun existe un chemin qui lui a été fixé et sur lequel il doit passe pour avancer vers la réussite.

Même dans le monde dans la flore on peut observer que rien n’est pareil. Il existe des fleurs qui s’élève vers les hauts d’autres qui se rependent plus de tous les cotés il y a des dures, des fins des gros et des souples. Il existe des fleurs qui ont un parfum et d’autres une tel ou tel couleur et certains avec des orties. Il serait faux de dire que tel fleur est utile mais une autre non, car justement cette différence de forme de couleur et d’essence donne a la nature un tel charme et une telle beauté.

Ainsi aussi, il serait débile d’entendre que le joaillier se plaint sur le fait qu’il n’a pas une grande et grosse scie comme le menuisier, car pour son travail il a besoin d’une petite et fine scie pour pouvoir polir les diamants.
Maintenant on peut comprendre combien est-il idiot de comparer les conditions que D-ieu m’a données devant celle de mon prochain. Puisque exactement ces parents sont les tiens pour t’accompagner vers ta destination, et si ils te mettent des bâtons dans les roues et tu réussis a te renforcer tout en les respectant alors dans le ciel tu reçois une note d’honneur. Si les parents gentilles et souriant de ton ami aurait été les tiens alors tu n’auras pas les moyens d’arriver a ton but. Aussi c’est exactement la même chose sur tous les plans comme la parnassa, les caractères, l’endroit où tu a vécu ta jeunesse, etc.

Souvent nous entendons des personnes qui se plaignent : «Si j’étais calme comme lui et pas nerveux alors j’aurait été aimé de tous…» ou bien« Si j’avais de l’argent comme mon ami alors j’aurai eu du temps pour ma Avodat hashem»…Rien qu’un brin d’exemples des tonnes de phrases que nous tous disons, car personne ne ressent pas son défaut qu’il essaye tous le temps de le cacher et de se justifier. Sur cela viennent maintenant les paroles de Rabbi Zoucha d’Annopol qui nous renforcent :« Dans le vrai monde a venir on ne me posera pas la question pourquoi je n’est pas été Moché Rabenou, mais on me questionnera pourquoi je n’est pas été Zoucha ?La bas, on me poursuivra sur le fait que j’ai essaye de ressembler aux autres et de me comporter comme eux. La personne ne serait pas poursuit par la justice divine sur ce qu’il n’est pas capable, mais seulement sur le fait qu’il n’a pas utilisé les forces qui lui ont été donné uniquement par D-ieu »

Le Maguid  midoubna nous ajoute aussi une parabole extraordinaire sur cela. Il raconte l’histoire de deux personnes qui voyageait dans deux trains en parallèle l’un l’autre. L’un dit a l’autre par la fenêtre «Hai, pauvre comme tu es tu voyage en troisième classe simple et pas commode, tant dis que moi je voyage en première classe très classe et chic…»  Son ami lui répond : «Oui, mais moi je voyage dans le sens que j’ai besoin alors que toi tu voyage dans le sens inverse»
Alors peut être que tu as de la classe du chic, c’est somptueux aussi, une famille sympa chaleureuse et une nature extraordinaire mais qu’est ce que ca importe si ca ne te rapproche pas de ta destination ? Tu découvrira que tu t’es tout simplement trompe et tu as perdu ton temps…

Si tu fais le travail qui t’es impose et tu fais ton maximum de ton cote, tu n’a aucune raison de ressentir un désespoir, car ce qu’on demande de la personne ce n’est pas d’imiter ton ami ni ton voisin, mais d’utiliser au maximum les forces donner par les cieux. Si tu as fait ce que tu dois faire alors il est inviter au Monde a venir exactement comme Moche Rabenou et Aharon !

Que soit Sa volonté qu’on mérite un défaut parfait !

Par le Rav Lazer Brody

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“Si vous allez avec Moi (qéri ), alors Moi aussi J’irai avec vous (qéri ).” (Vayiqra 26:28)

Le mot “qéri ” est traduit en araméen par Onqélos : “qachiou” qui signifie durement. D-ieu nous fait comprendre dans ce verset que selon la manière dont nous nous conduisons avec Lui, Il se comportera avec nous. Si nous agissons durement, Hachem agira avec nous de la même manière.
Pour mieux comprendre cette notion de dureté, il faut analyser plus en profondeur le mot utilisé par le verset : “qéri ”. Quand un individu se pervertit et émet en vain sa substance séminale, il est appelé par nos Sages un “ba’alqéri ”. Par conséquent, la notion de “qéri ” fait allusion au manque de pureté dans le comportement intime. À ce sujet, RabbiNathan de Breslev explique que la faute principale qui attire la malédiction sur le peuple juif est la perversion des mœurs. En effet, notre sainteté est déterminée essentiellement par notre pureté intime et quand nous abimons cette dernière, nous retirons de notre sein la bénédiction.
Néanmoins, il faut comprendre que la débauche n’est que la résultante et l’expression animale d’une erreur plus spirituelle, une erreur de base qui détermine la suite. Cette erreur est aussi allusionnée dans le mot “qéri ”. En effet, ce dernier est grammaticalement lié au mot “miqré ” qui signifie “évènement” ou “hasard” (et aussi “perte séminale”).
Il y a environ 250 ans, le saint Ba’alChemTov est venu révolutionner et réveiller le monde juif qui se divisait en une élite de gens érudits – qui s’adonnaient totalement au service de D-ieu grâce à l’étude – et une masse de pauvres travailleurs, tellement accablés par leur servitude qu’ils n’arrivaient plus à s’attacher au Créateur. Il dévoila alors que la présence de D-ieu et Son action dans le monde s’étendaient jusqu’aux moindres détails de la création et que D-ieu était proche de tout un chacun.
Quelque soit la situation dans laquelle on se trouve, on peut retrouver Hachem car cette situation est le fruit de Sa volonté et il nous y a mis pour notre bien. En d’autres termes il n’y a pas d’évènements qui soient indépendants de Sa volonté, le hasard (“miqré”) n’existe pas. Néanmoins, cette révélation et ses implications dans notre quotidien sont laissées à notre libre arbitre.
L’homme a la possibilité de croire dans la Providence divine ou croire que la conjoncture dans laquelle il se trouve est la conséquence de la nature, la logique des évènements ou le hasard. En fonction de notre choix, Hachem se comportera avec nous. Tel est le secret de notre verset : “Si vous allez avec Moi (qéri ), alors Moi aussi J’irai avec vous (qéri ) !”
Si nous décidons de retrouver D-ieu partout, nous allons vivre une vie ou Son intervention sera évidente, voire miraculeuse. Mais si, D-ieu en préserve, nous nous comportons à l’inverse, c’est à dire sans croyance en la Providence divine, si nous croyons que le monde fonctionne d’après la nature et le hasard, alors D-ieu va nous montrer une réalité où tout fonctionne d’après la logique, la nature et le hasard, apparemment sans Sa présence. Nous tomberons dans l’illusion que tout dépend de nos efforts et de notre intelligence, ce qui est le contraire même de la vérité, et développerons un immense orgueil en cas de réussite ou un immense complexe en cas d’échec, tout au mieux nous ferons de notre vie une course perpétuelle pour la subsistance ou la richesse.
Cette situation concerne même des gens croyants, car on peut dire que la richesse vient de D-ieu et oublier Son existence au moment où l’on traite des affaires. Par conséquent le “qéri ” est la résultante d’une situation où l’individu manque d’émouna (de foi) en la Providence divine. Cette perte d’émouna entraine les individus à accepter des valeurs non juives basées sur l’égocentrisme, le plaisir personnel et la libéralisation des mœurs qui est la faute la plus grave pour la pérennité du peuple d’Israël.
Reprenons donc notre esprit et recherchons D-ieu dans les petites choses de la vie de tous les jours, dans nos réussites et nos échecs, nos joies et nos souffrances, nos amis et nos concurrents. Il se dévoilera alors à nous d’une manière extraordinaire et nous rentrerons dans une sphère d’existence authentiquement juive. Prenons en main notre destin car l’immense secret que nous dévoile le verset est que le comportement de D-ieu envers tout un chacun est fonction de la manière dont il veut voir les choses.
La joie
• Quand on fait une mitswa dans la joie, c’est un signe que notre cœur est entier avec D-ieu.
• La joie ouvre le cœur.
• La joie augmente les capacités intellectuelles.
• En donnant de bons conseils aux autres on obtient la joie.
• La joie de la mitswa est la force de l’homme.
• Si une joie soudaine te prend sans raison, c’est parce qu’unTsadiq vient de naitre.
• Chanter provoque la joie et l’enthousiasme.
• Les pluies tombent par le mérite de la joie du ‘hatan (le jeune époux) et de la kala (la jeune épouse).
• La joie dévoile le Kavod (honneur) de l’homme et elle augmente sa connaissance de D-ieu.
• Celui qui est toujours joyeux réussit.
Lois de Chabath
Il est interdit de transporter à Chabath une bougie allumée, même doucement. Un récipient où on a placée des mèches en guise de lumières de Chabath (ptiloth), ou un chandelier, ne pourront pas être transportés pendant Chabath, même après que les lumières de Chabath soient éteintes, même s’il reste de l’huile dans le récipient ou si le chandelier est posé sur un plateau contenant une chose qu’on a le droit de transporter.
Le transport reste toujours interdit si on a besoin du récipient ou de la place occupée par celui-ci ou le chandelier. La seule possibilité de déplacer les lumières du Chabath est de faire une sorte de vœu (“tnaï ”) avant le coucher du soleil qui précède l’entrée du Chabath en disant qu’on a l’intention de déplacer le récipient ou le chandelier une fois que les lumières seront éteintes (le transport est toujours interdit quand les lumières brillent). On pourra faire ce tnaï une fois pour toute l’année. (YalqoutYossef)
Séfirath Ha’Omer – Le décompte du ‘Omer
Pendant les deux premiers tiers du compte du ‘Omer, nous avons l’habitude de manifester des signes de deuil en souvenir de la mort des 24 000 élèves de Rabbi‘Aqiva. Quel rapport existe-t-il entre cette tragédie et la SéfirathHa’Omer?
Pour répondre à cela, il faut savoir que chaque jour du compte, nous réparons un de nos traits de caractère (midoth) propre au jour en question. De fait, pour recevoir la Tora le cinquantième jour, il faut auparavant à purifier au maximum nos mauvais traits de caractère. En effet, les défauts de l’homme ont tendance à déformer le message originel de la Tora, chacun ayant tendance à interpréter le texte dans un sens qui l’arrange et dans son intérêt personnel.
C’est pourquoi pour recevoir la Tora – c’est à dire le message authentique qu’elle recèle – on doit constamment chercher à purifier ses mauvais traits de caractères. En ce qui concerne ces derniers, il n’y a pas de terrain plus propice pour les réparer que lors de nos rapports avec autrui. C’est justement dans ce domaine que les 24 000 élèves de Rabbi‘Aqiva ont fauté.
Le Talmud enseigne qu’ils ne se respectaient pas les uns les autres comme il convient. En d’autres termes, ils n’avaient pas assez travaillé leurs midoth ; ils n’étaient pas unis et c’est cette désunion qui causa leur perte. Par conséquent, les Sages instituèrent des signes de deuil afin que nous n’oubliions pas la gravité du manque de respect envers son prochain et les conséquences néfastes pour l’individu qui ne désire pas travailler ses midoth.
En outre il faut savoir que notre mauvais penchant redouble d’effort pendant la Séfirah Ha’Omer afin de nous faire chuter dans des mauvais comportements ; on redoublera donc d’attention pendant cette période. Néanmoins, nous arrêtons les signes de deuil à partir ou au lendemain de LagBa’Omer – le 33ième jour du‘Omer – le jour du départ de RabbiChim’onBarYo’haï.
L’une des raisons est que RabbiChim’on déclara au sujet de lui et ses élèves : “Quant à nous, notre rapport est basé sur l’amour.” Il fit ainsi la réparation de la faute des élèves de Rabbi‘Aqiva et dévoila grâce à cela une des expressions les plus élevées de laTora : le Zohar.
Par conséquent, celui qui veut recevoir la Tora “béémeth” (‘réellement”), devra toute sa vie travailler ses traits de caractères.
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Ethique des Pères – Chapitre 5

1. Le monde fut créé à travers dix paroles [divines]. Qu’est-ce que cela vient nous apprendre ? En effet, le monde n’aurait-il pu être créé par une seule parole ? En fait, c’est pour châtier [d’autant plus] les impies qui ruinent le monde qui fut créé par dix paroles et pour attribuer une récompense [d’autant plus importante] aux justes qui maintiennent le monde qui fut créé par dix paroles.

2. Il y eut dix générations depuis Adam jusqu’à Noé : c’est pour montrer combien Il est longanime, car toutes les générations allaient en L’irritant, jusqu’à ce qu’Il amena sur eux les eaux du Déluge. Il y eut dix générations depuis Noé jusqu’à Abraham : c’est pour montrer combien Il est longanime, car toutes les générations allaient en L’irritant, jusqu’à la venue d’Abraham notre père qui recueillit la rétribution de tous.

3. C’est à dix épreuves qu’Abraham notre père fut soumis et il les surmonta toutes. C’est pour montrer combien était grand l’amour d’Abraham notre père [pour D.ieu].

4. Dix miracles furent accomplis pour nos ancêtres en Égypte et dix sur la Mer. C’est par dix fois que nos ancêtres éprouvèrent le Saint béni soit-Il dans le désert, car il est dit : Ils M’ont éprouvé par dix fois et n’ont pas entendu Ma voix.

5. Dix miracles se produisaient pour nos ancêtres dans le Temple : jamais une femme n’avorta du fait du fumet des viandes des sacrifices saints ; la viande des sacrifices saints ne fut jamais putréfiée ; on n’aperçut jamais une mouche à l’endroit où la viande des sacrifices était préparée ; il ne survint jamais de pollution nocturne au grand-prêtre à Yom Kippour ; les pluies n’éteignirent jamais le feu qui consumait la pile de bois de l’autel ; le vent ne dissipa jamais la colonne de fumée [qui s’élevait du feu de l’autel] ; on ne trouva jamais de défaut dans leOmer susceptible de le rendre impropre, ni dans les deux pains [de Chavouot] ni dans les pains de Présentation ; on s’y tenait debout serré et on s’y prosternait [pourtant] avec aisance ; jamais un serpent ni un scorpion ne sévirent à Jérusalem ; et jamais personne ne dit à autrui : « Je n’ai pas de place où loger cette nuit à Jérusalem ».

6. Dix objets furent créés la veille du Chabbat [de la Création]  au crépuscule. Ce sont : l’ouverture de la terre [qui engloutit Kora’h], l’ouverture du puits [qui abreuva les enfants d’Israël dans le désert], la bouche de l’ânesse [de Bilaam], l’arc-en-ciel [qui apparut après le Déluge], la manne, le bâton [de Moïse], le vers du Chamir [qui permit de découper les pierres qui servirent à la construction du Temple], l’Écriture [la forme des lettres gravées sur les Tables de la Loi], l’Inscription [miraculeuse, sur les premières Tables de la Loi, qui pouvait être lue sur chacune de leurs faces] et les Tables de la Loi. Certains mentionnent également : le tombeau de Moïse notre Maître, et le bélier d’Abraham notre père [offert à la place d’Isaac]. Et certains ajoutent encore : les esprits malfaisants, et que les premières tenailles [de l’homme] furent confectionnées à l’aide des tenailles créées [par D.ieu à ce moment].

7. Sept aspects caractérisent le sot et sept le sage. Le sage ne parle pas devant celui qui est plus grand que lui en sagesse et en âge ; il n’interrompt pas son interlocuteur ; il ne s’empresse pas de répondre ; il questionne à propos et répond judicieusement ; il évoque les premiers points abordés en premier et les derniers en dernier ; quant à ce dont il ne sait rien, il dit : « Je ne sais pas » ; il reconnaît la vérité. Le sot possède les caractéristiques inverses.

8. Sept sortes de calamités surviennent dans le monde à cause de sept sortes de transgressions. Lorsque certains prélèvent la dîme et d’autres pas, une famine de pénurie survient : certains sont affamés, d’autres sont rassasiés. Si tous décident de ne pas prélever la dîme, une famine de sécheresse survient ; et s’ils décident également de ne pas prélever la ‘hallah,, une famine destructrice survient. La peste survient dans le monde à cause des peines de mort dont les tribunaux rabbiniques n’ont pas été saisis et pour l’usage interdit des fruits de l’Année sabbatique. Le glaive [la guerre] survient dans le monde à cause du retardement du cours de la justice, à cause du détournement de la justice et à cause de ceux qui rendent des décisions, au nom de la Torah, qui sont contraires à la loi.

9. Les bêtes sauvages surviennent dans le monde à cause du faux serment et de la profanation du Nom de D.ieu. L’exil survient dans le monde à cause de l’idolâtrie, des relations incestueuses et du meurtre, et pour le non respect du repos de la terre lors de l’Année sabbatique. À quatre époques la peste s’aggrave : la quatrième année [du cycle sabbatique], la septième année, à l’issue de la septième année et à l’issue de la fête de Souccot de chaque année. La quatrième année : lorsque n’a pas été prélevée la dîme destinée aux pauvres lors de la troisième ; la septième année : lorsque n’a pas été prélevée la dîme destinée aux pauvres pendant la sixième ; à l’issue de la septième année : pour l’inobservance [des lois relatives] aux fruits de l’Année sabbatique ; à l’issue de la fête de Souccot de chaque année – à cause du vol des parts [de la moisson] qui reviennent aux indigents.

10. Il y a quatre attitudes chez les individus. Celui qui dit : « Ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à moi » : c’est l’inculte ; [celui qui dit :] « Ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est à toi » : c’est l’attitude intermédiaire. Certains affirment que c’est l’attitude [des gens] de Sodome. [Celui qui dit :] « Ce qui est à moi est à toi et ce qui est à toi est à toi » : c’est le pieux ; [celui qui dit :] « Ce qui est à toi est à moi et ce qui est à moi est à moi : c’est le méchant.

11. Il y a quatre tempéraments : facilement irritable et facile à apaiser : son défaut est éclipsé par sa vertu ; difficilement irritable et difficile à apaiser : sa vertu est éclipsée par son défaut ; difficilement irritable et facile à apaiser : c’est le pieux ; facile à irriter et difficile à apaiser : c’est le méchant.

12. Il y a quatre dispositions chez les élèves : celui qui comprend rapidement et oublie rapidement : son défaut éclipse sa qualité ; celui qui comprend difficilement et oublie difficilement : sa qualité éclipse son défaut ; celui qui comprend rapidement et oublie difficilement : c’est la bonne disposition ; celui qui comprend difficilement et oublie rapidement : c’est la mauvaise disposition.

13. Il y a quatre attitudes parmi ceux qui donnent la charité : celui qui souhaite donner, mais que les autres ne donnent pas : il voit d’un mauvais œil [la bonté] des autres [et la récompense qu’ils en recevront] ; celui qui souhaite que les autres donnent, mais ne souhaite pas donner lui-même : il voit d’un mauvais œil [la dépense de] son argent ; celui qui souhaite donner et que les autres donnent : c’est le pieux ; celui qui ne souhaite ni donner ni que les autres donnent : c’est le méchant.

14. Il y a quatre attitudes parmi ceux qui se rendent à la Maison d’étude : celui qui s’y rend, mais ne prend pas part à l’étude : il est rétribué pour s’y être rendu ; celui qui étudie, mais ne s’y rend pas : il est rétribué pour avoir agi [en étudiant] ; celui qui s’y rend et prend part à l’étude : c’est le pieux ; celui qui ne s’y rend pas et n’étudie pas : c’est l’impie.

15. Il y a quatre attitudes parmi ceux qui sont assis devant les sages : [elles sont comparées à] l’éponge, l’entonnoir, le filtre et le tamis. L’éponge : c’est celui qui absorbe tout ; l’entonnoir : c’est celui qui laisse pénétrer par un côté et laisse échapper par l’autre ; le filtre : c’est celui qui laisse passer le vin et retient la lie ; le tamis : c’est celui qui laisse passer la farine et retient la fleur de farine.

16. Tout amour qui est gagé sur une condition, lorsque la condition n’est plus remplie, l’amour s’éteint ; et celui qui n’est gagé sur aucune condition ne s’éteint jamais. Quel est l’amour qui est gagé sur une condition ? C’est l’amour d’Amnon et Tamar. Et celui qui n’est gagé sur aucune condition? C’est celui de David et Jonathan.

17. Toute controverse qui a vocation d’honorer les Cieux connaîtra un aboutissement perdurable ; et celle qui n’a pas vocation d’honorer les Cieux ne connaîtra pas d’aboutissement perdurable. Quelle est la controverse qui a vocation d’honorer les Cieux ? C’est la controverse entre Hillel et Chammaï. Et celle qui n’a pas vocation d’honorer les Cieux ? C’est la controverse entre Kora’h et toute sa faction.

18. Celui qui rend la communauté méritante, sera préservé du péché ; mais celui qui fait pécher la communauté, il ne lui est pas donné le moyen de se repentir. Moïse eut le privilège de rendre la communauté méritante, [aussi] le mérite du grand nombre est porté à son actif, car il est dit : Il [Moïse] accomplit la justice de l’Éternel et Ses injonctions à l’égard d’Israël. Jéroboam ben Navat pécha et fit pécher la communauté, [ainsi] le péché de la communauté lui est imputé, car il est dit : À cause des péchés que Jéroboam commit et qu’il fit commettre à Israël.

19. Celui qui possède les trois caractéristiques suivantes compte parmi les disciples d’Abraham notre père et celui qui possède les trois caractéristiques opposées compte parmi les disciples de Bilaam l’impie. Les disciples d’Abraham notre père possèdent un œil désintéressé, un esprit humble et une âme modeste. Les disciples de Bilaam l’impie possèdent un œil envieux, un esprit hautain et une âme avide. Quelle est la différence entre les disciples d’Abraham notre père et ceux de Bilaam l’impie ? Les disciples d’Abraham notre père jouissent [du fruit de leurs bonnes actions] dans ce monde-ci et héritent du Monde Futur, car il est écrit : Il y a de quoi faire hériter ceux qui M’aiment et leurs réserves, Je les remplirai. Quant aux disciples de Bilaam l’impie, ils héritent du Guehinom et descendent dans la fosse de l’anéantissement, car il est dit : Et Toi, D.ieu, Tu les fais descendre dans la fosse de l’anéantissement [ces] hommes de sang et de perfidie ; ils ne vivront pas la moitié de leurs jours ; quant à moi, j’espère en Toi.

20. Yehoudah ben Teima dit : « Sois effronté comme le léopard, leste comme l’aigle, prompt comme le chevreuil et fort comme le lion pour accomplir la volonté de ton Père qui est aux Cieux ». Il avait coutume de dire : « L’effronté est voué au Guehinom et celui qui est réservé, au Paradis. Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que le Temple soit reconstruit prochainement, en nos jours et de nous accorder notre part dans Ta Torah. »

21. Ben Bag Bag dit : « Sonde-la [la Torah] et sonde-la encore, car tout s’y trouve ; scrute-la profondément, grandis et vieillis auprès d’elle et ne t’en défais pas, car tu n’as pas plus édifiant qu’elle. » Ben Hé Hé dit : « La rétribution est à la mesure de la peine. »

22. Il avait coutume de dire : « À cinq ans, l’étude de l’Écriture ; à dix, celle de la Michnah ; à treize, [l’obligation d’observer] les mitsvot ; à quinze, l’étude de la Guemara ; à dix-huit, le mariage ; à vingt, la poursuite [de la vie active] ; à trente, la force ; à quarante, le discernement ; à cinquante, l’aptitude à donner des conseils ; à soixante, l’âge avancé ; à soixante-dix, la vieillesse ; à quatre-vingt, [le signe d’] une certaine vigueur ; à quatre-vingt-dix, le corps se courbe ; à cent, c’est comme si l’on est mort, disparu et qu’on n’est plus de ce monde.

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Ethique des Pères – Chapitre 3

1. Akavia ben Mahalaleèl dit : « Considère trois choses et tu n’en viendras pas à la transgression : sache d’où tu proviens, où tu aboutiras et devant qui tu es appelé à rendre compte. D’où tu proviens : d’une goutte putride ; où tu aboutiras : dans un lieu de poussière, de vermine et de vers ; et devant qui tu es appelé à rendre compte : devant Celui qui est souverain sur les rois des rois, le Saint béni soit-Il. »

2. Rabbi ‘Hanina, l’assistant du grand-prêtre dit : « Prie pour la paix du gouvernement, car si on ne le craignait pas, les hommes s’entre-dévoreraient vivants. » Rabbi ‘Hanina ben Teradione dit : « Deux personnes assises ensemble qui n’échangent pas de paroles de Torah constituent une compagnie de moqueurs, comme il est dit : Et parmi une compagnie de moqueurs, il ne prend pas place.1, Mais deux personnes assises qui échangent des paroles de Torah, la Présence Divine réside au milieu d’elles, car il est dit : Alors ceux qui craignaient l’Éternel conversaient entre eux, l’Éternel prêta attention et entendit, et un livre du souvenir fut écrit devant Lui pour ceux qui craignent l’Éternel et révèrent son Nom. [De ce verset] je n’ai la preuve que pour deux personnes ; d’où sait-on que même lorsqu’une seule personne est assise à étudier la Torah, le Saint béni soit-Il lui attribue un salaire ? Car il est dit : Qu’il s’assoie solitaire [et étudie] dans un murmure, car il en recevra [le salaire]. »

3. Rabbi Chimone dit : « Si trois personnes ont mangé à une même table et n’y ont pas prononcé de paroles de Torah, c’est comme si elles avaient consommé des sacrifices offerts aux morts [aux idoles], car il est dit : Car toutes les tables sont couvertes de vomissures et d’immondices sans [la mention de] l’Omniprésent. Mais si trois personnes ont mangé à une table et y ont prononcé des paroles de Torah, c’est comme si elles avaient mangé à la table de l’Omniprésent, car il est dit : Et il me dit : « Voici la table qui est devant l’Éternel. »

4. Rabbi ‘Hanina ben ‘Ha’hinahi dit : « Celui qui est éveillé la nuit ou voyage seul en chemin et incline son cœur à des futilités met sa vie en péril. »

5. Rabbi Ne’hounia ben Hakanah dit : « Celui qui prend sur lui le joug de la Torah, se trouve affranchi du joug de l’État et du joug du joug du gagne-pain. Mais celui qui rejette le joug de la Torah, se voit imposé le joug de l’État et du joug du gagne-pain. »

6. Rabbi ‘Halafta ben Dossa de Kfar ‘Hanania dit : « Lorsque dix personnes sont assises à étudier la Torah, la présence de Dieu règne sur eux, car il est dit : Le Tout-Puissant Se tient parmi l’assemblée de Dieu. Et d’où sait-on qu’il en est de même pour cinq [personnes] ? Car il est dit : Il a fondé Son faisceau sur la terre. Et d’où sait-on qu’il en est de même pour trois [personnes] ? Car il est dit : Au milieu des juges, Il rend la justice. Et d’où sait-on qu’il en est de même pour deux [personnes] ? Car il est dit : Alors ceux qui craignaient l’Éternel conversaient entre eux et l’Éternel prêta attention et entendit. Et d’où sait-on qu’il en est de même pour une seule ? Car il est dit : En chaque endroit où Mon Nom sera mentionné, Je viendrai vers toi et te bénirai. »

7. Rabbi Eléazar de Bartota dit : « Donne-Lui de ce qui Lui appartient, car toi et tout ce qui t’appartient êtes à Lui. C’est ainsi que David dit :Car tout vient de Toi et c’est de Ta main que nous tenons ce que nous T’avons donné. » Rabbi Yaakov dit : « Celui qui va en chemin et étudie et interrompt son étude pour dire : “Comme cet arbre est beau, comme ce sillon est beau”, l’Écriture le considère comme mettant sa vie en péril. »

8. Rabbi Dostaï fils de Rabbi Yanaï dit au nom de Rabbi Meïr : « Celui qui oublie une partie de son étude [de la Torah], l’Écriture le considère comme mettant sa vie en péril, car il est dit : Surtout garde-toi – de sorte à préserver ta vie – d’oublier les choses que tes yeux ont vues. On pourrait penser que cela s’applique même au cas où l’étude était trop difficile pour lui [d’où son oubli] ; c’est pourquoi le verset ajoute : Et qu’elles ne s’écartent de ton cœur tous les jours de ta vie. On ne met donc sa vie en péril qu’en demeurant délibérément oisif, de sorte qu’on les chasse de son cœur. »

9. Rabbi ‘Hanina ben Dossa dit : « Celui dont la crainte du péché prévaut sur la sagesse, sa sagesse se maintient ; mais celui dont la sagesse prévaut sur la crainte du péché, sa sagesse ne se maintient pas. »

10. Il avait coutume de dire : « Celui dont les [bonnes] actions excèdent la sagesse, sa sagesse se maintient ; mais celui dont la sagesse excède les [bonnes] actions, sa sagesse ne se maintient pas ». Il avait coutume de dire : « Celui que les créatures apprécient, est apprécié de Dieu ; mais celui que les créatures n’apprécient pas, n’est pas apprécié de Dieu. » Rabbi Dossa ben Harkinas dit : « Le sommeil [prolongé] du matin, le vin de midi, les discussions puériles et la fréquentation des lieux de réunion des ignorants excluent l’individu de la société. »

11. Rabbi Eléazar de Modiine dit : « Celui qui profane les objets sanctifiés, ou qui ne respecte pas les [jours de demi-]Fêtes, ou qui humilie son prochain en public, ou qui transgresse l’alliance d’Abraham notre père ou qui présente la Torah sous un faux jour  même s’il peut se prévaloir d’avoir étudié la Torah et accompli de bonnes actions  n’a pas de part au Monde Futur. »

12. Rabbi Yichmaël dit : « Sois docile à l’égard d’un supérieur, affable à l’égard du jeune âge et accueille toute personne d’un visage réjoui. »

13. Rabbi Akiba dit : « La plaisanterie et la frivolité accoutument l’homme à la licence. La transmission [de la Loi orale] préserve la Torah ; les dîmes préservent la richesse ; les vœux préservent l’abstinence ; la préservation de la sagesse, c’est le silence. »

14. Il avait coutume de dire : « Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [de Dieu] ; c’est un surcroît d’amour que de lui avoir fait savoir qu’il a été créé à l’image [de Dieu], car il est dit : Car c’est à l’image de Dieu qu’Il créa l’homme. Bien-aimé est le peuple d’Israël pour être appelé « enfants de Dieu » ; c’est un surcroît d’amour que de leur avoir fait savoir qu’ils sont les enfants de Dieu, car il est dit : Vous êtes les enfants de l’Éternel votre Dieu. Bien-aimé est le peuple d’Israël, car il lui a été accordé un objet précieux ; c’est un surcroît d’amour que de lui avoir fait savoir qu’il lui a été donné un outil précieux, car il est dit : Car c’est un enseignement de valeur que Je vous ai donné ; Ma Torah, ne la délaissez pas.

15. Tout est observé [d’avance], mais la liberté [de choisir] est cependant donnée ; le monde est jugé avec bienveillance et tout est fonction de la majorité des [bonnes] actions. »

16. Il avait coutume de dire : « Tout est donné en échange d’un gage et un filet est tendu sur toute vie ; la boutique est ouverte, le commerçant fait crédit, le registre est ouvert, la main écrit, celui qui le désire vient et emprunte et les collecteurs repassent chaque jour faire payer à l’homme [sa dette], qu’il en ait ou non conscience, et ils ont sur quoi se fonder ; le jugement est un jugement de vérité ; et tout est fin prêt pour le festin. »

17. Rabbi Eléazar ben Azariah dit : « Sans Torah, point de savoir-vivre ; sans savoir-vivre, point de Torah. Sans sagesse, point de crainte [de Dieu] ; sans crainte [de Dieu], point de sagesse. Sans savoir, point de compréhension ; sans compréhension, point de savoir. Sans farine [de quoi se nourrir], point de Torah ; sans Torah, point de farine » Il avait coutume de dire : « Celui dont la sagesse excède les actes, à quoi est-il comparé ? À un arbre dont les branches sont nombreuses et les racines rares, et que le vent vient déraciner et renverser ; car il est dit :Pareil à la bruyère sur la lande, il ne verra pas arriver le bonheur, il demeurera dans le désert aride ; une terre salée et inhabitable.1, Mais celui dont les actes excèdent la sagesse, à quoi est-il comparé ? À un arbre dont les branches sont rares et les racines nombreuses et que tout les vents de la terre venant souffler ne sauraient déplacer ; car il est dit :Il sera tel un arbre planté au bord de l’eau et qui étend ses racines près d’une rivière : il ne craindra pas la saison chaude et son feuillage restera verdoyant ; il ne sera pas inquiet durant une année de sécheresse et ne cessera pas de produire des fruits. »

18. Rabbi Eliézer ‘Hisma dit : « Les lois relatives aux sacrifices des oiseaux et à la fixation des périodes des menstruations constituent l’essentiel des lois ; les calculs des cycles [astronomiques] et des valeurs numériques des mots [pour en faire l’exégèse] [ne] sont [que] les condiments de la sagesse. »

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Quelles sont les racines de l’homme ?

Rabbi Eléazar ben Azariah… avait coutume de dire : « Celui dont la sagesse excède les actes, à quoi est-il comparé ? À un arbre dont les branches sont nombreuses et les racines rares, et que le vent vient déraciner et renverser ; car il est dit : Pareil à la bruyère sur la lande, il ne verra pas arriver le bonheur, il demeurera dans le désert aride ; une terre salée et inhabitable.1, Mais celui dont les actes excèdent la sagesse, à quoi est-il comparé ? À un arbre dont les branches sont rares et les racines nombreuses et que tout les vents de la terre venant souffler ne sauraient déplacer ; car il est dit : Il sera tel un arbre planté au bord de l’eau et qui étend ses racines près d’une rivière : il ne craindra pas la saison chaude et son feuillage restera verdoyant ; il ne sera pas inquiet durant une année de sécheresse et ne cessera pas de produire des fruits. »

Pirkei Avot 3:17

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Dans sa vieillesse, le philosophe Aristote envoya la lettre suivante à son disciple Alexandre le grand

Aristote

 

Béni est celui qui dessille les yeux des aveugles et montre aux pécheurs le chemin de la vérité. Qu’il soit loué comme il faut car je ne sais comment L’exalter pour la grande bonté et la miséricorde qu’Il m’a témoignées. Je Lui suis éternellement reconnaissant de m’avoir libéré des sottises auxquelles j’ai voué mon existence.

Toute ma vie, je me suis plongé dans la philosophie pour expliquer tous les phénomènes naturels de façon logique. J’ai consacré de nombreux ouvrages à ces sujets. Enfin, au crépuscule de ma vie, j’ai eu l’occasion d’entrer en conversation avec un sage juif. Il ne m’a pas fallu longtemps pour reconnaître sa grande sagesse. Il m’a fait comprendre l grandeur de la Thora donnée au Mont Sinaï.

Il m’a enseigné la profondeur de la Thora et m’a éclairé de nombreuses idées fondées sur ses enseignements. Je me suis rendu compte à quel point j’avais été sot de ne pas avoir compris que D-ieu peut manipuler les lois de la nature et qu’une grande partie de ce qui se produit dans le monde est dirigé par Lui.

Comprenant tout cela, j’ai décidé de me consacrer à l’approfondissement de la sagesse de la Thora. En peu de temps, je me suis rendu compte que la Thora repose sur des fondements authentiques tandis que les axiomes philosophiques sont purement arbitraires.

Par conséquent, mon cher disciple Alexandre, si je pouvais rassembler tous les livres que j’ai écrits, je les brûlerais.

J’aurais honte que subsiste l’un d’entre eux. Je n’ignore pas que je recevrai le châtiment divin pour avoir écrit des ouvrages aussi trompeurs. Alexandre, mon fils, j’écris donc cette lettre pour te dire que la grande majorité de mes théories concernant la loi de la nature sont fausses.

Quoique la nature existe, D-ieu est le Maître de l’univers et Il dirige toutes choses comme Il le juge bon. Je dis ouvertement à tous de ne pas perdre de temps à lire mes livres, de ne pas les regarder ou même les toucher. C’est une faute que de gâcher son temps sur les fausses théories que j’ai embrassées.

Je sens que j’ai sauvé mon âme en admettant mon erreur. J’espère ne pas être tenu coupable pour le passé car j’ai agi par ignorance. A présent, j’ai révélé au public que je me suis trompé et que mon cœur souffre pour le temps perdu à mes sottes théories. Ceux qui perdent leur temps à l’étude de mes livres mériteront donc d’être punis.

L’érudit juif avec lequel j’ai parlé m’a montré le Livre des Proverbes , écrit par le roi Salomon, l’un des plus grands génies de tous les temps. Ce sage m’a signalé qu’à de nombreuses reprises, le Roi Salomon recommande de ne pas perdre de temps en spéculations philosophiques, notamment : «  Dis à la sagesse : Tu es ma sœur et considère la compréhension comme ton parent. Afin qu’elles puissent te garder de la femme étrangère, de la femme débauchée qui parle si doucereusement  ».

Je regrette que mon corps ai perdu sa vigueur sur des études aussi nuisibles.

Je voudrais être mort pour à cause des livres trompeurs que j’ai répandus dans le monde. Les hommes qui se consacrent à la Thora peuvent gagner la vie éternelle alors que ceux qui s’adonnent à l’étude de mes ouvrages mériteront la tombe.

Je ne t’ai pas écrit plus tôt parce que j’avais peur que tu te mettes en colère contre moi et me fasses du mal.

A présent j’ai décidé de te dire la vérité. Je sais que, d’ici que tu reçoives cette lettre, je serai déjà mort et enterré car je sens que ma fin est proche.

Je t’adresse, Alexandre de Macédoine, grand empereur et gouverneur, des salutations de paix.

Ton maître

Aristote.

L’Histoire juive nous enseigne qu’effectivement Aristote rencontra à la fin de sa vie CHIMONE HATSADIK qui était COHEN GADOL ; suite à quoi il abandonna complètement ce qu’il avait appris et ce qu’il avait enseigné.

Aristote était une étincelle de l’âme d’Avtaliyone qui avait enseigné des élèves qui n’étaient pas conformes et qui sont devenus des tsedokim (qui renient entre autre le monde futur). A la fin de sa vie Aristote rencontra CHIMON HATSADIK qui était à l’époque Cohen Gadol et il fit techouva et se convertit. Aristote revint en guilgoul en Antonin qui étudia chez RABBI YEHOUDAH HANASSI le compilateur de la MICHNA.

La tradition rapporte, par la voix de rabbi Yossef ben rabbi Chimon, auteur du « Séfer ha-Midot », qu’Aristote se serait converti au Judaïsme à la fin de sa vie, survenue en 3474 du calendrier hébraïque. Le Rav Halpérin, dans son « Séder ha-Doroth », rapporte un livre chrétien qui atteste qu’Aristote aurait été un juif originaire de la tribu de Benjamin, qui aurait vécu parmi les grecs.

Alexandre le grand

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